La proscomédie, ou “offrande”
Исецање више Агнеца,припрема за Литургију пређеосвећених дарова
1 Prosphore
2 Lance
3 Bougies
4 Icône de la Nativité du Christ
5 Étoile
6 Astérisque
7 Calice
8 Cuiller de Communion
9 Purificatoire (Linge)
10 Burettes pour l'Eau et le Vin
11 Plateau
12 Linge pour essuyer les mains
13 Voiles (y compris l'Aër)

La première partie de la Liturgie pendant laquelle sont préparées les espèces pour le Mystère s'appelle “offrande” parce qu'à ce moment-là les chrétiens des premiers temps amenaient du pain et du vin pour l'Eucharistie et c'est pourquoi le pain même est appelé “prosphore” c'est-à-dire “offrande”.
 Les espèces pour le Mystère de la Communion sont le pain et le vin. Le pain doit être au levain, du pur froment. Le pain doit être au levain et non pas azyme parce que le Seigneur Jésus Christ Lui-même - le Pain de Vie qui S'est levé du Tombeau - prit du pain au froment pour accomplir ce Mystère. Le pain au froment est pris également suivant l'exemple de Jésus Christ et aussi parce que le Christ se comparait au grain de blé (Jean 12 : 24).
 Par l'aspect extérieur, le pain (prosphore) consiste en deux parties unies l'une à l'autre, ce qui désigne les deux natures de Jésus Christ, divine et humaine, et il porte le signe de la croix, pour signifier que ce pain est désigné à l'usage saint avec l'inscription sur les côtés de la croix : Jésus Christ Victoire (ΙΣ ΧΣ ΝΙ ΚΑ)  
Le vin doit fait à partir du raisin et rouge parce que Jésus Christ Lui-même utilisa du vin de raisin pour la Sainte Cêne. A la Prosco-médie, à la commémoration des souffrances du Sauveur, le vin est mélangé avec de l'eau, rappelant que pendant les souffrances du Sauveur, du sang et de l'eau coula de Son côté transpercé. Cinq pains ou prosphores sont utilisés pour la Proscomédie, mais pour la Communion à proprement parler, un seul pain est utilisé (l'Agneau); comme dit l'Apôtre : « Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous à un même pain » (I Cor. 10 : 17).

Un aperçu général de la Proscomédie

Après avoir revêtu tous les vêtements sacerdotaux, le prêtre s'approche de la table de la prothèse... Ayant fait trois métanies devant la prothèse pendant une prière pour la purification des péchés, le prêtre prend la première prosphore et avec la lance, trace trois fois le signe de la croix sur la prosphore en disant : « En mémoire de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ » . Cela signifie que nous commençons à accomplir la Liturgie suivant le commandement de Jésus Christ et en mémoire de Lui.
Ensuite, prononçant les paroles prophétiques du Prophète Isaïe :  « Comme une brebis, Il fut mené à l'immolation/ Et comme un agneau sans tache,  muet devant le tondeur,  Il n'ouvrit pas la bouche /  Par un jugement inique Il a été enlevé / Qui songe à défendre Sa cause ? » le prêtre incise avec la lance sur les quatre côtés le centre de la prosphore. Ainsi se détache la partie cubique de la prosphore que l'on appelle l'Agneau. Une fois l'Agneau retiré de la prosphore, le prêtre prononçant les paroles : « Comme est retranchée de la terre Sa vie  » le met sur la patène (le diskos) ; en prononçant les paroles : « Est immolé l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde pour sa vie et son salut . » il entaille en forme de croix le côté opposé au sceau et le perfore avec la lance, en prononçant ces paroles : « un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l'eau » (Jean 19 : 34). En conformité avec ces paroles, du vin mélangé avec de l'eau est versé dans le calice. Ayant accompli la préparation du saint Agneau, le prêtre extrait des parcelles des autres prosphores.
De la deuxième prosphore est retirée une parcelle en l'honneur et la mémoire de notre Souveraine toute bénie la Mère de Dieu et Toute-Vierge Marie, qui est placée au côté droit du saint Agneau.
De la troisième prosphore sont prises neuf parcelles en l'honneur des neuf ordres des Saints de Dieu qui sont mises au côté gauche du saint Agneau, par rangées de trois parcelles.
De la quatrième prosphore se prennent des parcelles pour les vivants : pour le Saint Synode, pour l'Archevêque du diocèse et pour tout l'ordre sacerdotal. Ensuite le prêtre prend des parcelles pour le Souverain et sa Maison. Puis pour le peuple (pour les laïcs), en prononçant : « Souviens-Toi Seigneur ! ». Les parcelles extraites pour les vivants se placent en-dessous du saint Agneau. De la cinquième prosphore sont extraites des parcelles pour les morts qui sont placées en-dessous des parcelles prises pour les vivants.
Ayant retiré les parcelles, le prêtre béni l'encensoir avec l'encens, encense l'étoile et la met au-dessus du saint Pain sur la patène. Puis, ayant encensé le premier voile le prêtre en couvre le saint Pain et la patène. Ayant encensé le deuxième voile, le prêtre en couvre le saint Calice. Enfin, après avoir encensé le grand voile appelé “aër” le prêtre en couvre la patène et le calice ensemble, accom-pagnant chaque recouvrement de la prière correspondante. Ensuite le prêtre encense la sainte Prothèse et lit une prière, dans laquelle il demande au Seigneur d'accepter ces offrandes à “Son autel supracéleste”, de se souvenir de ceux qui les offrent et de ceux pour qui ils sont offerts, et de garder sans condamnation le clergé dans la célébration des Mystères Divins. Pour conclure il y a une courte prière de congé.

La signification symbolique des éléments formant la Proscomédie

Dans l'accomplissement de la Proscomédie les instruments sacrés et ses parties intégrantes ont les significations symboliques sui-vantes. La prosphore symbolise la Très Sainte Vierge Marie. Le fait de placer la prosphore à un endroit précis, avant même son transfert sur la table de la prothèse, symbolise l'entrée et le séjour de la Mère de Dieu au Temple. Le transfert de la prosphore sur la table de la prothèse symbolise le voyage de la Sainte Vierge et de Joseph à Bethléem. Le prélèvement du Saint Agneau hors de la prosphore symbolise la nativité de Jésus Christ issu de la Sainte Vierge Marie.
A ce moment, la table de prothèse symbolise la grotte où le Christ est né, et la patène, la mangeoire où Il a été mis. Les voiles symbolisent les langes qui entouraient Jésus Christ (Luc 2 : 7). L'étoile, c'est l'étoile apparue aux mages, l'encensoir et l'encens symbolisent les présents offerts au Christ par les mages.
Mais dans la mesure où le Christ est né pour souffrir pour les péchés du monde, où Ses souffrances étaient déjà prédécidées par Dieu le Père depuis l'éternité et où, par conséquent, à l'instant de l'incarnation, de la nativité du Christ se préparait déjà pour Lui la Croix, la Sainte Eglise unit à la commémoration de la naissance du Sauveur la mémoire de Ses souffrances, de Sa mort et de Son ensevelissement. C'est pourquoi, s'il commémore la naissance du Sauveur issu de la Vierge en enlevant l'Agneau de la prosphore, le prêtre transperce ensuite l'Agneau avec la lance, tout en lisant les paroles d'Isaïe qui annoncent prophétiquement les souffrances du Sauveur (“comme un agneau” etc…). Dans le prolongement d'une telle commémoration, la table de la prothèse symbolisera le Golgotha, la patène le tombeau, et les voiles, les linges funèbres de Jésus Christ. Le pain pour la proscomédie doit être au levain, comme en quelque sorte “animé par le levain”, “véritablement complet”. Le rassemblement de toutes les parcelles autour du saint Agneau sur la patène symbolise toute l'Eglise de Dieu, avec à sa tête le Seigneur Jésus Christ et l'encensement indique l'ombre de l'Esprit Saint dont la grâce se répand dans le Mystère de la Communion.


 

Avant d’accomplir le sacrifice divin, le prêtre doit s’être réconcilié avec tous et n’avoir de ressentiment envers personne. Il doit garder son coeur libre de toute pensée impure, s’abstenir de tout aliment depuis le soir jusqu’à l’heure même du sacrifice.

PRIÈRES INITIALES

Le moment de célébrer étant venu, le prêtre et  le diacre entrent dans le temple et, tournés vers l’orient, font trois inclinations  devant les portes saintes.

DIACRE : Bénis, père.

PRÊTRE : Béni soit notre Dieu en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. (1 Tm 1, 17)

DIACRE : Amen. Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi.

Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité, toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor des biens et Donateur de vie, viens et demeure en nous. Purifie-nous de toute souillure et sauve nos âmes, toi qui es bonté.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous ; Seigneur, purifie-nous de nos péchés ; Maître, pardonne-nous nos iniquités ; Saint, visite-nous et guéris nos infirmités à cause de ton Nom.

Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison .

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne arrive, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ; donne-nous aujourd’hui notre pain substantiel, et remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs. Et ne nous soumets pas à l’épreuve mais délivre-nous du malin.

PRÊTRE : Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.

DIACRE : Amen. Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car, pécheurs impuissants, nous t’adressons cette supplique : ô Maître, aie pitié de nous.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

Seigneur, aie pitié de nous car nous avons confiance en toi, ne t’irrite pas contre nous et ne te souviens pas de nos iniquités, mais, dans ta tendresse, incline dès maintenant ton regard sur nous et délivre-nous de nos ennemis. Car tu es notre Dieu et nous sommes ton peuple, tous nous sommes l’oeuvre de tes mains et nous invoquons ton Nom.

Et maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Ouvre-nous la porte de la tendresse, Mère toute bénie de Dieu, afin qu’espérant en toi nous ne nous égarions pas, mais que par toi nous soyons délivrés des malheurs, car tu es le salut du peuple chrétien.

Le prêtre et le diacre s’approchent de l’icône du Sauveur, font trois inclinations, baisent l’icône et disent :

CLERGÉ : Devant ton image, nous nous prosternons, ô plein de bonté, en demandant la rémission de nos péchés. Volontairement, tu es monté sur la Croix, afin de délivrer tes créatures du joug de l’ennemi. C’est pourquoi nous te rendons grâce et te crions : ô notre Sauveur, tu as tout rempli d’allégresse en venant sauver le monde.

Puis ils s’approchent de l’icône de la  Mère de Dieu, font trois inclinations, baisent l’icône et disent :

CLERGÉ : Source de tendresse, rends-nous dignes de ta compassion, ô Mère de Dieu. Considère ce peuple qui a péché, manifeste comme toujours ta puissance, car pleins d’espoir en toi nous te crions : Réjouis-toi ! comme jadis l’avait fait Gabriel, le chef des armées incorporelles.

Revenant face aux portes saintes, ils inclinent la  tête et disent :

CLERGÉ : Seigneur, étends ta main du haut de ta demeure et fortifie-moi pour ce service, afin que je me présente devant ton redoutable autel sans encourir de condamnation, pour accomplir le sacrifice non sanglant. Car à toi appartiennent le règne, la puissance et la gloire aux siècles des siècles. Amen.

Oublie, remets, purifie, pardonne, ô Dieu, toutes nos transgressions volontaires et involontaires, commises en paroles ou en actes, connues et ignorées, pardonne-les-nous, car tu es bon et ami des hommes.

Ils se saluent mutuellement puis, se tournant vers  l’assemblée, ils font une inclination à droite puis à gauche en disant :

CLERGÉ : Pardonnez-nous, frères et soeurs.

Ils pénètrent ensuite dans le sanctuaire par la  porte sud en disant :

CLERGÉ : Par ta grande miséricorde j’entrerai dans ta maison, je me prosternerai dans ton temple saint avec crainte. Guide-moi, Seigneur, par ta justice, aplanis ton chemin devant moi, à cause de mes ennemis. Leur bouche ignore la sincérité, leurs entrailles ne sont que malice ; leur gosier est un sépulcre béant, leur langue n’est que flatterie. Prononce, ô Dieu, leur châtiment, qu’ils échouent dans leurs desseins. Bannis-les pour leurs crimes sans nombre, car ils se sont soulevés contre toi. Ceux qui espèrent en toi se réjouiront, ils exulteront à jamais. Tu feras en eux ta demeure, ceux qui aiment ton Nom seront magnifiés en toi. Car toi, Seigneur, tu combles les justes de bénédictions, ainsi qu’un bouclier ta grâce nous protège. (Ps 5, 8-13)

Ils se prosternent trois fois devant l’autel  en disant :

CLERGÉ : Seigneur, sois-moi favorable et aie pitié de moi, pécheur.

Ils baisent l’autel et l’évangélaire,  puis se rendent au diaconicon ou à la sacristie.

VÊTURE DU CLERGÉ

Le diacre s’approche du prêtre en tenant  dans la main droite le sticharion (ou aube) et l’orarion (ou étole diaconale) pliés  ; il incline la tête et dit :

DIACRE : Bénis, père, le sticharion et l’étole.

PRÊTRE : Béni soit notre Dieu en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.

DIACRE : Amen.

Il baise la croix figurée sur le sticharion et  dit en le revêtant :

DIACRE : Mon âme se réjouira dans le Seigneur, car il m’a revêtu des vêtements du salut ; il m’a couvert d’une tunique d’allégresse, comme un fiancé ; il m’a ceint le front d’une couronne, comme une fiancée, il m’a paré de beauté. (Is 61, 10)

Il baise l’étole et la passe sur  l’épaule gauche. Il met la manchette sur le bras droit en disant :

DIACRE : Ta Droite, Seigneur, magnifique en puissance, ta Droite, Seigneur, écrase l’ennemi ; dans la plénitude de ta gloire tu as renversé les adversaires. (Ex 15, 6-7)

Il met la seconde manchette sur le bras gauche en  disant :

DIACRE : Tes mains m’ont créé, elles m’ont formé : donne-moi l’intelligence pour que j’apprenne tes commandements. (Ps 118, 73)

Le prêtre dit en bénissant l’aube :

PRÊTRE : Béni soit notre Dieu en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Mon âme se réjouira dans le Seigneur, car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert d’une tunique d’allégresse, comme un fiancé, il m’a ceint le front d’une couronne, comme une fiancée, il m’a paré de beauté. (Is 61, 10)

Il bénit de même chaque vêtement en disant :
Sur l’étole :

PRÊTRE : Béni soit Dieu qui verse sa grâce sur ses prêtres, comme une huile odorante répandue sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, le long de son vêtement. (Ps 132, 2)

Sur l’epigonation (s’il y a droit) :

PRÊTRE : Vaillant guerrier, ceins ton épée sur ta hanche, éblouissant sur ta monture, élance-toi, pour défendre la vérité, la douceur et la justice ; sa Droite te guidera merveilleusement, en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. (Ps 44, 4-5)

Sur la ceinture :

PRÊTRE : Béni soit Dieu qui m’a revêtu de force, c’est lui qui a disposé mon chemin dans l’innocence, qui a rendu mes pieds agiles comme ceux du chamois, qui m’a établi sur les hauteurs des montagnes, en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. (Ps 17, 33-34)

Sur la manchette droite :

PRÊTRE : Ta Droite, Seigneur, magnifique en puissance, ta Droite, Seigneur, écrase l’ennemi ; dans la plénitude de ta gloire tu as renversé les adversaires. (Ex 15, 6-7)

Sur la manchette gauche :

PRÊTRE : Tes mains m’ont créé, elles m’ont formé : donne-moi l’intelligence pour que j’apprenne tes commandements. (Ps 118, 73)

Sur le phélonion ou chasuble :

PRÊTRE : Tes prêtres, Seigneur, se revêtent de justice et tes saints tressaillent de joie, en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. (Ps 131, 9)

Les célébrants se lavent les mains en disant :

CLERGÉ : Je lave mes mains dans l’innocence et je fais le tour de ton autel, ô Seigneur. Ainsi j’entendrai les accents de tes louanges et je proclamerai tes merveilles. Seigneur, j’ai aimé le lieu où tu demeures, le séjour où réside ta gloire. N’enlève pas mon âme avec celles des pécheurs, ni ma vie avec celle des hommes de sang, qui ont les mains tachées par les crimes, même quand leur droite est pleine de présents. Moi, je marche dans l’intégrité, délivre-moi et fais-moi grâce. Mon pied sera ferme dans la voie droite, je bénirai le Seigneur dans les Églises saintes. (Ps 25, 6-12)

PRÉPARATION DES SAINTS DONS

Le prêtre et le diacre se rendent à la table de préparation (ou autel de prothèse). Le diacre allume un cierge et dispose en ordre les éléments eucharistiques ainsi que les différents objets nécessaires au sacrifice divin. Les éléments eucharistiques sont constitués pain de froment fermenté et du vin de raisin naturel mélangé d’un peu d’eau. Le pain servant à l’eucharistie s’appelle prosphora (prosphore), ce qui signifie " offrande " en grec. On emploie généralement cinq prosphores, ou également une seule, plus grande, sur laquelle sont figurées cinq empreintes. La première prosphore porte sur sa face supérieure l’empreinte suivante :

I S XS NI KA

Les lettres grecques disposées autour de la croix signifie "Jésus Christ" (IS XS) "Vainqueur" (NIKA). Les autres prosphores peuvent porter d’autres empreintes, notamment l’image de la Mère de Dieu. Les célébrants font fois inclinations devant la table de préparation en disant :

CLERGÉ : Seigneur, sois-moi favorable et aie pitié de moi, pécheur. (3 fois)

Les mains élevées, ils récitent le tropaire du Vendredi Saint :

CLERGÉ : Tu nous as rachetés de la malédiction de la loi par ton Sang très précieux. Cloué sur la Croix et percé par la lance, tu fais jaillir une source d’immortalité pour les hommes. Ô notre Sauveur, gloire à toi.

DIACRE : Bénis, père.

PRÊTRE : Béni soit notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.

DIACRE : Amen.

Le prêtre prend la lance de sa main droite et la  prosphore de sa main gauche et il trace trois signes de croix avec la lance sur la  prosphore en disant chaque fois :

PRÊTRE : En mémoire de notre Seigneur, Dieu et Sauveur, Jésus Christ.

Il incise la prosphore autour de l’empreinte  pour en découper la partie centrale en forme de cube, appelée  " Agneau ". Il taille d’abord le côté droit de la prosphore  
(par rapport au célébrant, c’est le côté gauche) en disant :

PRÊTRE : Comme une brebis, il a été mené à l’immolation. (Is 53, 7)

À chaque incision, le diacre tenant son étole  dit :

DIACRE : Prions le Seigneur. Kyrie eleison.

Le prêtre taille le côté opposé :

PRÊTRE : Et comme un agneau sans tache, muet devant celui qui le tond, il n’a pas ouvert la bouche. (Is 53, 7)

Il taille le côté supérieur :

PRÊTRE : Dans l’humilité, son jugement a été exalté. (Is 53, 8)

Il taille le côté inférieur :

PRÊTRE : Qui racontera sa génération ? (Is 53, 8)

DIACRE : Enlève, père.

Au moyen de la lance, le prêtre enlève  l’Agneau et le place renversé (l’empreinte en dessous) sur la patène :

PRÊTRE : Car sa vie a été élevée de la terre. (Is 53, 8)

DIACRE : Immole, père.

Le prêtre incise l’Agneau en forme de croix,  sans le rompre, car la fraction du Pain se fera au Canon eucharistique :

PRÊTRE : Il est immolé, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, pour la vie et le salut du monde. (Jn 1, 29)

Il retourne l’Agneau (empreinte au-dessus) et  le place au milieu de la patène :

DIACRE : Transperce, père.

Le prêtre perce au moyen de la lance le côté  droit de l’Agneau (à gauche par rapport au célébrant) :

PRÊTRE : L’un des soldats lui perça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu, c’est lui qui en rend témoignage et son témoignage est véridique. (Jn 19, 34)

Le diacre verse le vin et l’eau dans le  calice :

DIACRE : Bénis, père, la sainte union.

PRÊTRE : Béni soit l’union de tes saints, en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.

DIACRE : Amen.

PRÉPARATION DES PARCELLES ET COMMÉMORAISONS

PRÊTRE : En honneur et mémoire de la toute sainte, toute pure, bénie par-dessus tout, notre glorieuse Souveraine la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Par ses prières, Seigneur, reçois ce sacrifice sur ton autel céleste.

Il découpe avec la lance une parcelle  triangulaire dans la deuxième prosphore, puis la place sur la patène à droite de  l’Agneau (à gauche par rapport au célébrant) :

PRÊTRE : La reine s’est présentée à ta Droite revêtue de vêtements tissés d’or. (Ps 44, 10)

Il prend la troisième prosphore dont il  prélèvera neuf parcelles, qu’il déposera verticalement, en trois rangées  parallèles, sur le côté gauche de l’Agneau 
(côté droit par rapport à  lui-même), comme il est indiqué ci-dessous :
Le prêtre enlève et place les parcelles en  disant :

PRÊTRE : En honneur et mémoire...

- des saints archanges Michel et Gabriel, princes des milices angéliques, et de toutes les puissances incorporelles.

- du vénérable et glorieux prophète et précurseur Jean Baptiste, des saints et glorieux prophètes Moïse et Aaron, Élie et Élisée, Isaïe, David et Jessé, des trois saints jeunes gens et du saint prophète Daniel, et de tous les saints prophètes.

- des saints, glorieux et illustres apôtres Pierre et Paul, et de tous les saints apôtres.

- de nos pères parmi les saints, les hiérarques et docteurs universels Basile le Grand, Grégoire le Théologien, Jean Chrysostome, Athanase et Cyrille, Nicolas de Myre (Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Grégoire de Rome, Germain d’Auxerre, Martin de Tours...), et de tous les saints hiérarques.

- du saint apôtre et premier martyr l’archidiacre Étienne, des saints martyrs Démétrius, Georges, Pothin, Quentin et de tous les saints martyrs, des saintes martyres Thècle, Barbe, Catherine, Blandine et de toutes les saintes martyres.

- de nos vénérables pères porteurs de Dieu les moines Antoine, Benoît, Colomban, Athanase, Serge, Séraphim de Sarov et de tous les saints moines, des saintes moniales Pélagie, Anastasie, Scholastique, Radegonde, Marie l’Égyptienne et de toutes les saintes moniales.

- des saints thaumaturges et anargyres Cosme et Damien, Cyr et Jean, Pantéléimon et Hermolaüs et de tous les saints anargyres.

- des saints ancêtres de Dieu Joachim et Anne, de saint (patron de l’église) N... notre père, de saint (du jour) N... dont nous faisons mémoire, et de tous les saints. Visite-nous, ô Dieu, par leurs prières.

- de notre père parmi les saints Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople.

Ayant pris une quatrième prosphore, le prêtre en  détache une parcelle qu’il place en dessous de l’Agneau, sur le côté gauche  de la patène, en disant :

PRÊTRE : Souviens-toi, Maître, ami des hommes, de tout l’épiscopat orthodoxe, de notre père et bienheureux patriarche N..., de notre évêque N..., de l’ordre vénérable des prêtres, du diaconat dans le Christ et de tout l’ordre sacré, ...

Dans les monastères, si le prêtre n’est pas  l’abbé :

PRÊTRE : de notre abbé N..., ...

PRÊTRE : de nos frères et concélébrants ici présents NN... et de tous nos frères que tu as appelés à ta communion par ta miséricorde, ô Maître bienveillant.

Il met à la suite sur une ligne horizontale les  parcelles pour les vivants, selon les diptyques de la paroisse et ceux apportés par les  fidèles.
Il prend ensuite la cinquième prosphore et il en  détache les parcelles pour les défunts, qu’il dépose en ligne sous la précédente  :

PRÊTRE : En mémoire et rémission des péchés des très saints patriarches, des bienheureux fondateurs de ce saint temple, et des serviteurs et servantes de Dieu NN... et pour tous nos pères et frères orthodoxes qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection et de la vie éternelle en ta communion, Seigneur, ami des hommes.

Reprenant la prosphore des vivants, il ajoute une  parcelle à la fin de la rangée correspondante :

PRÊTRE : Souviens-toi aussi, Seigneur, de mon indignité et pardonne-moi toute transgression volontaire et involontaire.

Ainsi se trouve figurée sur la patène  l’Église rassemblée autour de l’Agneau. Le diacre présente l’encensoir  et l’encens :

DIACRE : Bénis, père, l’encens. Prions le Seigneur. Kyrie eleison.

PRÊTRE (en bénissant): Nous t’offrons l’encens, Christ notre Dieu, comme un parfum de spirituelle suavité ; l’ayant reçu à ton autel céleste, envoie sur nous en retour la grâce de ton Très Saint Esprit.

DIACRE : Prions le Seigneur. Kyrie eleison.

Le prêtre prend l’astérisque, le tient  au-dessus de l’encensoir puis le place sur la patène, au-dessous de l’Agneau et  des parcelles en disant :

PRÊTRE : Et l’étoile vint s’arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l’enfant. (Mt 2, 9)

DIACRE : Prions le Seigneur. Recouvre, père.

Le prêtre tient au-dessus de l’encensoir le premier voile dont il recouvre la patène :

PRÊTRE : Le Seigneur règne vêtu de majesté, le Seigneur a revêtu la puissance, il l’a nouée à ses reins. Il a solidement établi la terre, elle ne chancellera pas. Ton trône est ferme depuis l’origine ; depuis toute éternité tu es Dieu. Les fleuves ont fait retentir, ô Seigneur, les fleuves ont fait retentir leur voix, les fleuves ont fait retentir leurs ondes puissantes. Plus que la voix des grandes eaux, plus que les vagues de la mer, le Seigneur est puissant dans les cieux. Oui, ton alliance est véridique. À ta maison convient la sainteté, Seigneur, en la longueur des jours. (Ps 92)

DIACRE : Prions le Seigneur. Recouvre, père.

Le prêtre tient au-dessus de l’encensoir le  second voile dont il recouvre le calice :

PRÊTRE : Ta vertu, ô Christ, a couvert les cieux et la terre est remplie de ta louange.

DIACRE : Prions le Seigneur. Recouvre, père.

Le prêtre tient le grand voile (ou  "aër") au-dessus de l’encensoir et il en recouvre la patène et le calice  :

PRÊTRE : Protège-nous à l’ombre de tes ailes ; écarte de nous tout ennemi et adversaire ; fais-nous vivre en paix, Seigneur, aie pitié de nous et du monde qui est tien et sauve nos âmes, toi qui es bon et ami des hommes.

Il encense trois fois la table de préparation en  disant chaque fois :

PRÊTRE : Béni sois-tu, ô notre Dieu, car telle est ta volonté ; gloire à toi.

DIACRE : En tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Pour les dons précieux qui sont offerts, prions le Seigneur.

PRÊTRE : Ô Dieu, notre Dieu, toi qui nous as envoyé le Pain céleste, nourriture pour le monde entier, notre Seigneur et Dieu Jésus Christ, Sauveur, Rédempteur et Bienfaiteur qui nous bénit et nous sanctifie, bénis toi-même cette offrande et reçois-la sur ton autel d’en haut. Souviens-toi, dans ta bonté et ton amour des hommes, de ceux qui l’ont apportée et de ceux pour qui ils l’ont apportée, et garde-nous d’être condamnés dans la célébration des tes divins mystères, car ton Nom magnifique et très honoré est sanctifié et glorifié, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Gloire à toi, ô Christ notre Dieu, gloire à toi.

DIACRE : Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.

Père, daigne bénir.

Le dimanche :

PRÊTRE : Que celui qui est ressuscité des morts, le Christ notre vrai Dieu, ...

Les autres jours :

PRÊTRE : Que le Christ notre vrai Dieu, ...

PRÊTRE : Par les prières de sa très sainte Mère, de notre père parmi les saints Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople, et de tous les saints, ait pitié de nous et nous sauve, lui qui est infiniment bon et ami des hommes.

DIACRE : Amen.

Le diacre encense l’autel, en traçant avec  l’encensoir un signe de croix sur chaque face, en disant :
- devant l’autel :

DIACRE : Dans le tombeau par ton corps,

- à droite :

DIACRE : dans les enfers par ton âme,

- derrière :

DIACRE : comme Dieu au paradis avec le larron,

- à gauche :

DIACRE : Tu étais sur le trône avec le Père et l’Esprit, ô Christ qui emplis tout et qu’aucun lieu ne peut contenir.

Puis, en récitant à mi-voix le Psaume 50  (Miserere), le diacre encense tout le sanctuaire. Sortant ensuite par la porte nord, il  encense les icônes, le peuple et l’église, 
dont il fait le tour de droite à gauche  et il rentre dans le sanctuaire par la porte sud.

DIACRE : Aie pitié de moi, ô Dieu, dans ta bonté, selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions.
Lave-moi de toute iniquité et purifie-moi de ma faute, car je reconnais mes transgressions, et ma faute est constamment devant moi.
J'ai péché contre toi seul, j'ai fait ce qui est mal à tes yeux.
Aussi tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement.
Voici, je suis né dans l'iniquité, et ma mère m'a conçu pécheur.
Mais tu veux que la vérité soit au fond du coeur ; fais donc pénétrer la sagesse au-dedans de moi.
Asperge-moi avec l'hysope, et je serai pur, lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.
Annonce-moi l'allégresse et la joie, et les os que tu as humiliés se réjouiront.
Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes iniquités.
Ô Dieu, crée en moi un coeur pur, renouvelle un esprit droit dans mes entrailles.
Ne me rejette pas loin de ta face, ne me retire pas ton Esprit Saint.
Rends-moi la joie de ton salut, soutiens-moi par l'Esprit puissant.
J'enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, et les pécheurs reviendront à toi.
Ô Dieu, Dieu de mon salut, délivre-moi du sang versé, et ma langue célébrera ta miséricorde.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
Si tu avais voulu des sacrifices, je t'en aurais offert, mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.
Le sacrifice qui est agréable à Dieu, c'est un esprit brisé.
Ô Dieu, tu ne dédaignes pas le coeur contrit et humilié.
Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion, rebâtis les murs de Jérusalem !
Alors tu agréeras des sacrifices de justice, l'oblation et les holocaustes,
alors on offrira des taureaux sur ton autel.
Gloire au Père et aux Fils et aux Saint Esprit,
maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.