La pi&d est utile 'e tout Par leurs prières, tes personnes pieuses sont une rosée célesle, qui éloigne les calanchés te nos villes et do nos campagnes. SI dans us jardin l'on aime à voir les ehoax et des arbres froitiere, l'on aime, sous doute, à y irourer aussi doo lye éclatants de leloseheur ou de majestueux tournesols. Il ers est des piaules humetoes ploeiea dans le jardin do Dieu comme des légumes, des fleurs et des fruits qui omissent dusse les jardins des hommes. tOc ddrrieo doeee jamais la plut des vierges.


La ville de Paris, quoique très grande métropole mondiale, sera éternellement obligée au petit bourg de Nanterre, qui n'en est éloigné que de 3 lieues du côté du couchant, pour lui avoir donné sa très-illustre patronne, sainte Geneviève. Cette fille admirable naquit en ce bourg vers l'an de grâce 422 ou 423k, sous l'empire d'Honorins et de Théodose le Jeune.
Son père s'appelait Sévère, et sa mère Gérotice; ils comptaient parmi les personnes riches et considérables de Nanterre, et vivaient dans la crainte de Dieu. Les Esprits bienheureux firent fête à sa naissance, et tout le ciel

t. Biasoehini. iVoire et lits. Feeelif.

2. Le nom de Geneviève signifie "bouche céleste" ou "fille du ciel". Chez les Celtes, "gen" ou "geni" signifiait "engendrer". Dans le Pays de Galles, "genoeth" veut encore dire "jeune fille". Dans le même pays, on dit aussi "genoe" pour signifier la bouche. De leur côté, les bas Bretons, pour désigner la bouche, se servent du mot "geno" ou "genou" (prononcez "ghenou"), qui se rapproche encore plus de "Genovefa" ou "Genouefa", comme on écrivait autrefois. Quant à la terminaison "efa", que l'on trouve dans un si grand nombre de noms Celtes, comme "Marcouefa", "Landovefa", "Genovefa", etc, auxquels répondent les noms masculins "Marculfus", "Landulfus", "Genulfus", il nous a semblé en trouver l'explication dans l'ancien mot breton "eff", qui veut dire le ciel. Ainsi "Genouef" voulait dire "bouche céleste" ou "fille du ciel". Encore de nos jours, dans la basse Bretagne, pour dire bouche céleste, on écrirait "gheno n'eve". (Bullet, Mémoires)

C. Nanterre, 1Veesetedursesss, signifie lemple sur ta rivi'oee (de Seine) r 1Vernet, temple, Dursm, rivIère.

4. L'épeque prdeise uts uaquii l'illustre vierge nous est luconnne. Quelque noue n'ayons pas de reuset- gisements pesillfe sur ceite époque, noue pouvons, juaqu'à un cerlain peint, la ddlcrniiuer. Neas voyous, dans une eepèee de cemmeniaice, eu plutti de préambule, ajouté par nu auteur du cxc siècle à les Vie de eaifle Geeseeièee, et eepié presque entièrement par Aymoia, que cette gronde Salace naquit soue les empe- terces ltonsrtns et Tteéedeee. D'un autre cIté, noue liseus qu'elle vit (avant aa mort, qui arrive le C janvier) les enfanta de Clevis ear le trIne. Ou ne pool dune mettre aa naissance plus tard que l'an 413, épeque de la mari d'itsaoriuo; ni sa mort plus itt que le 3janvier de l'en 0t2, - puisque Ctovie meurul au mots de décembre de l'an lii, - ce qui fait une durée de quatre-vingt--neuf ana.
(L'abbé Salnlyvcs, Vie de saisie Geeeeièee, etc., in-le, 1141.-CL Aymnln, De gestta Frueesrum.)
en fut dans l'allégresse, comme l'assura depuis le grand saint Germain, évêque d'Auxerre.
Ses premières années s'écoulèrent dans une innocence e-L une dévotion qui surpassait beaucoup la portée de son âge; ce qui faisait déjà voir à quel degré de grâce et de sainteté elle était appelée. -
Il arriva, en ce temps-là, que le même saint Germain et saint Loup, évêque de Troyes, allant en la Grande-Bretagne, nommée depuis Angleterre, pour y combattre l'hérésie de Pélage qui y faisait de grands ravages, traversèrent Paris, et passèrent par le bourg de Nanterre. Les habitants étant venus en grand nombre et avec beaucoup de respect eu-devant d'eux pour recevoir léur bénédiction, saint Germain leur fit une excellente prédication; et, ayant remarqué dans la petite Geneviève, qui se trouva parmi la troupe, quelque chose de céleste et d'angélique, il la fit approcher, la baisa au front et lui témoigna une bienveillance toute paternelle; il s'informa même de son nom et de celui de ses parents, et, les ayant fait venir, il leur dit « Vous avez grand sujet de bénir le jour qui vous donna une telle fille; les Anges se sont réjouis de sa naissance, ses vertus la rendront précieuse aux yeux de Dieu, et elle accomplira si parfaitement la résolution qu'elle a déjà prise de le servir, que les hommes les plus parfaits se la proposeront un jour peur modèle u.
Il adressa ensuite la parole à cette excellente vierge et lui demanda si elle était dans le dessein de n'avoir point d'autre époux que Jésus-Cbrist. Elle répondit, d'un visage riant qui témoignait la joie de son coeur, qu'il y avait longtemps qu'elle désirait faire voeu de virginité et qu'elle aurait une extrême satisfaction s'il agréait qu'elle le fit entre ses mains et avec sa bénédiction. Sur cela, il l'embrassa encore, l'exhorta à persévérer; et, étant allé à l'église, il y fit chanter None et Vêpres °, durant lesquelles il tint toujours sa main droite, à la vue de tout le peuple, sur la tête de Geneviève. Après les prières, il la fit manger en sa compagnie, puis la renvoya avec ses parents, les avertissant de la ramener le lendemain. Ils le firent, et le Saint la trouva très-aflermie dans sen généreux dessein. Au même temps il aperçut à terre une pièce de monnaie sur laquelle était gravée la figure de la Croix; il la prit et la donna à cette sainte épouse de Jésus-Christ, comme

1. Pélege, meine errgtsts qui enseigna, au commencement du vs elècte, des erreurs qui fureet eue- damnées par divers Conciles, cuire entres pur ceins de Cerileage. 410.
Les canons de ce Concile condamnent
le Quiconque dira qu'Adam s été créé mortel et quo sa souri n'a ceint été ta pntus die péché;
2e Ceux qnl nient qu'eu doive tiaptieer les enfsuts, eu qui, eenveuaut qu'on doit les bapliisr, soutiennent néanmoins qu'ile eaiseent suce péché erigiuel t
In Ceux qui disent que la grhee qui juelifie t'leomme psy ,lésns-Chriet Noire-seigneur, n'a d'antre effet que de remettre lue péchés commis, et qu'elle n'est pas deunés pour secourir l'homme, afin qu'Il ne pèche plus;
4e Ceux qui disent que te gfteu ne uses aide qu'en nons télexai eeuuatlre noire devuir, maie qu'elle ne nous dunue pas obsimrv et do pouvoir eu que sens rununtueunu devoir fuiro;
10 Ceux qui disent que ta relie no nous est donnée quo peur faire te bien avec plus de feoitité, cemme si t'eu pouvait aecomrlir les eummaudemeuts par les sentes fortes du libre arbitre et oses le seceurs de te grlee;
6e Ceux eut disent quo ce n'est que pur Isunsitité que none sommes obligés de dire que cous semnase péeènere
7e Ceux qui prétendent que tes 5atuts, eu disant, dans t'Oreteuu deeeinitslo, « remeltes-eeua une péchés oncle disent psu pour eux-mimes, perce que relie femanie ce leur est èlus néeeeeeire, maie peur les autres qui sont pécheurs daee leur société. (Voir Conciles géeereux et pursieutirre, par Mg' ~. Cuérin.)
2. Nurses sVgee éeoderimuu. Quoique eueienesmout ou fil très-ponctuel à rérliee eheque pante ds l'office divin à l'heure qui y répeuduii, espeudani saisit Cerisaie ut saint Loup aimèreut mieux retarder Noue et Vtproo, pont lui peueeir erre dace une église, quo de tue réciter eur le elsemiu è leur heure réel- lahie. Le mut ésssdeeieee, employé peur signifier Vêpres, meutre clairement que leur vraie heere était uoa pas à cinq, mais à six heures du soir, c'est-à-dire à la deunième Ieisre du jour nelucel, vers les équl- nuxee. La même chose ce preuve encore par l'aurlsnus loymsse dru Viprse de la féric leur ter e/satcssdn. (Voir Dora, De ééeie4pselvsaéist, etc.)

un riche présent que lui faisait sen Epoux, lui ordonnant de la porter toujours sur elle, de renoncer pour jamais aux vains ornements des femmes et de ne désirer que ceux qui embellissent l'âme et la rendent agréable aux yeux de Dieu. Quelques auteurs ont écrit qu'elle n'avait alors que six ans; mais cela est peu vraisemblable les circonstances de cette action font assez juger qu'elle était plus âgée; et, environ cinq ans après, lorsque saint Germain repassa par Paris, peur aller une seconde fois en Angleterre, des actes éclatants l'avaient déjà rendue fort célèbre et lui avaient suscité beaucoup d'envieux; de serte qu'elle ne pouvait alors avoir guère moins de 16 ans. Ainsi, je ne fais peint difficulté de lui donner 10 à 11 ans lorsqu'elle reçut la bénédiction de saint Germain.
Après le départ des saints prélats, elle s'appliqua plus que jamais - à la contemplation des choses célestes, et toute sa joie était, dans les heures qu'elle pouvait ménager sur les emplois domestiques, de courir à l'église pour y jouir de la présence et de la douce conversation de sen bien-aimé. Un jour (c'était un jour de fête), la mère de Geneviève se disposant à aller à l'église, l'enfant voulut l'accompagner. La mère s'y opposa; mais l'enfant dit en pleurant t J'ai promis à l'évêque de vivre saintement; il faut donc que j'aille souvent à l'église. La mère, irritée, la frappa rudement; mais aussitôt elle devint aveugle. Après s'être trouvée dans cet état durant 21 mois, elle se rappela les paroles de l'évêque au sujet de sa fille, et elle fit venir celle-ci. - Prends cette eruehe, lui dit-elle, et va la remplir d'eau à la fontaine. - La petite fille, en arrivant près de la fontaine, se mit à pleurer de ce que sa mère était aveugle à cause d'elle-; de sorte que ses larmes se mêlèrent à l'eau qu'elle puisa à la fetttaiae. Quand elle fut revenue auprès de sa mère, celle-ci leva les mains au ciel, et dit à Gencviève de faire le signe de la creix sur l'eau; puis elle en prit et se lan 3 fois les yeux, et après la troisième feis elle recouvra la vue. Ce grand miracle l'obligea, ainsi que sen mari, à laisser la sainte fille dans une entière liberté peur le choix d'un état de vie. Mais le ebeix était déjà fait, et celle qui avait promis à saint Germain de prendre Notre-Seigneur peur époux, ne pouvait embrasser d'autre état que celui d'une vierge consacrée à Jésus-Christ. Il ne parait point qu'il y eût dans Paris de monastère de religieuses ni de communauté de filles; mais celles qui voulaient faire voeu de virginité, s'adressaient seulement à l'évêque, et en recevaient le voile avec les prières et les cérémonies ordinaires de l'Eglise; après quoi, il leur ètait permis de se retirer chez elles. Sainte Geneviève se présenta pour cela à l'évêque de Paris, saint Mareel, ou plus probablement saint Félix, vers 433 ou 440, eu à l'évêque de Cbartres, Villieus ~. Deux autres filles se présentèrent avec elle pour le même objet, et elles obtinrent toutes 3 la grâce qu'elles demandaient; mais l'évêque, qui était un homme éclairé de Dieu, reconnaissant en Geneviève une vertu an-dessus du commun, la fit passer avant ses 2 compagnes, quoique plus âgées et de meilleure condition qu'elle.
Ses parents étant morts, elle quitta Nanterre et vint demeurer à Paris,

1. Ces peroten de satut Germatu preuveut és'tdenemeut, selon le p!ssperf des auteurs, qui Cenevibvu n'était pee uee simple bergère. Ses parents émient des plus eeesidérststes de Nouterre, et et eeuevibve gsrdsit tee troupenu'e, elle la faiseit comme avait fait David, de race royale et nul lut-mime.

t. Les manuscrits de la Vie «te eutete Geeeeiéee portent tttvereoe ert-hogrephen du nom du prélat censé- craisur. C'était piobablemeni Néfiic, qui eeeupaii le siégo de racle vers 431 eu 440 et t'en tirerait Feux de \risicus, Ville, à nauee de l'analogie de eue deux mnte, eertcrt chenu le prenouciatiur. Pi n'y a pas eu à Chuniros d'évique du nom de Vitiene, et l'épithète de Carneteuuie' de certains mannecrlls tudlqnerait que Pdlia (VOleuse, ville) était onigtnslne de Clsaetees.

chez une femme qui était sa marraine. A peine y fut-elle, que Pieu l'affligea d'une paralysie si violente et si universelle, qu'elle ne pouvait se servir d'aucun de ses membres, et ce mal alla même à un tel exeès qu'elle fut, une fois, l'espace de trois jours, sans nul autre signe de vie que quelques palpitations de coeur et un peu de rougeur qui paraissait sur ses joues. Mais, tandis que sen corps était dans cette faiblesse, elle fut ravie en esprit parmi les eboeurs des Anges, où elle vit les biens ineffables qui sent préparés à ceux qui aiment Dieu, et beaucoup d'autres secrets que son historien s'est abstenu de rapporter en détail, à cause dc l'inCrédulité des hommes. Dieu lui ayant rendu la santé, elle commença à briller comme un soleil, au milieu de Paris, par -la sainteté de ses exemples; elle pénétrait, grâce à une lumière surnaturelIe, dans le fond des eenscienees, et portai-t tout le monde, par des discours enflammés, à l'amour de Jésus-Christ. Elle passait sa vie en des prières et en des larmes eentinuclles, et elle en versait une telle abondance, quo le plancher de sa ebambre en était tout trempé. Sen abstinence était prodigieuse, et à peine pourrait-en y croire, si l'en n'en voyait un excellent modèle dans la vie de sen mattre et directeur, saint Germain d'Auxerre. Car on dit qu'elle ne mangeait que deux fois la semaine, à savoir le dimanche et le jeudi; ces jours-là, tous ses mets cousistaient en un morceau de pain d'orge et quelques fèves cuites à l'eau depuis longtemps; elle observa invielablement cette abstinence depuis l'âge de 15 ans jusqu'à celui de 50; à Cette époque, pour obéir à son évêque, et pour soutenir son corps abattu par un jefine si rigoureux, elle consentit à manger avec son pain d'orge un peu de lait, et de poisson; mais, pour de la viande et du vin, elle na put jamais se résoudre à en user. Elle avait avec cela, 12 autres cempagnes spirituelles, à savoir: la foi, la confiance en Dieu, la eltarité, la prudence, la magnanimité, la patience, la simplicité, l'bumilité, le zèle de la discipline, la pureté, la concorde et la vérité, qsii ne l'abandonnaient jamais, eu plutôt qu'elle-même entretenait avec grand sein et savait très-bien eccuper.
Une sainteté si éclatante lui attira bientôt des envieux. Ne pouvant souffrir les louanges qu'en lui donnait, ni la très-haute réputation qu'elle s'aequérait, ils la décrièrent partout, et firent courir le bruit qu'elle n'était qu'une hypocrite, qui trompait le monde par une austérité apparente et une dévotion feinte et étudiée. Ce poison commençait déjà à s'insinuer dans les esprits, lersquo le grand saint Germain, dent nous avens parlé, ayant été rappelé en Angleterre, pour y combattre de nouveau l'hérésie pélagieune, qui s'y était rétablie depuis son départ, passa une secondo fois par Paris, C'était cinq ou six ans après son premier veyage. La malice de ces imposteurs fut si grande qu'ils ne firent point de difficulté do calomnier Geneviève en présence de ce saint évêque, et qu'ils voulurent lui faire croire qu'elle n'était pas telle qu'il pensait. Mais, comme il la Connaissait parfaitement, il ne -tint nul compte de leurs discours; au con-traire, les menant dans la chambre de la Sainte, il la salua avec un prefeud respect, comme une personne dans laquelle il révérait la présence de Dieu; après quoi il fit un discours au peuple : il y réfuta les fausses accusations publiées Centre elle et déclara quel était sen mérite devant Pieu; ce qui fit cesser tous les bruits qui s'étaient répandus au préjudice de sa réputatien.
Ce que nous avens dit fait assez voir qu'elle était encore fort jeune lorsque cette persécution lui fut suscitée; mais cela n'empêcha pas qu'on ne l'élevât bientôt après à une charge que l'on considérait beaucoup en ce temps-là c'était d'avoir comme l'intendance et la direction des, autres filles

qua faisaient profession de virgrntté, et elle s en acquitta si dignement que plusieurs de ces filles parvinrent, par ses bens avis, à un détachement parfait de toutes choses et à une sainteté très-éminente; de leur nombre était, dit- en, sainte Aude, vierge parisienne dent en montrait, avant 1703, la châsse, avec Celle de saint Ciran, 25ième évêque de Paris, et celle de sainte Clotilde, femme du grand Clevis, en l'église de notre sainte Geneviève. Cependant, comme elle savait qu'elle ne pouvait être utile aux autres que par les lumièies et les grâces qu'elle recevait d'en haut, elle ne cessait pas de passer quelquefois des journées et des semaines entières dans nue étroite solitude, pour y vaquer uniquement à Dieu; et même elle s'était fait cette lei de demeurer tous les ans renfermée dans sa petite chambre depuis la fête des Bois jusqu'au jeudi saint, sans nul autre entre-tien que celui de Notre-Seigneur Jésus-Christ et des esprits bienheureux. Qui pourrait décrire les pénitences et l'ascèse qu'elle y faisait, les torrents de larmes qu'elle y répandait, les actes d'ameur et de Foi qu'elle y produisait, les douceurs et les consolations qu'elle y recevait, et les communications intimes avec Dieu dont elle y était favorisée t' Aussi en sortait-elle comme le fer sort d'une fournaise ardente, c'est-à-dire toute remplie, pénétrée et embrasée du feu de la divinité. Une femme eut un jour la curiosité d'épier à quoi s'occupait la Sainte durant une si longue retraite; mais elle n'eut pas plus tôt approché la vue des -fentes de la perte qu'elle devint aveugle, ce qui lui dura jusqu'à la fin du Carême t Geneviève, sortant de sa solitude, pria peur elie,
- fit le signe de la croix sur ses yeux et lui rendit la vue qu'elle avait perdue par sa légèreté. - -
Le démon, plein de rage coutre Cette bienheureuse vierge, à cause des insignes victoires qu'elle remportait continuellement sur l'enfer, lui suscita une nouvelle persécution où elle fut sur le point de perdre la vie. Ce fut à l'occasion d'Attila, roi des Huns, surnommé le fléau de Dieu, qui entra dans les Gaules à la tête de 5 ou 600.000 combattants. Comme ce barhare faisait partout des ravages épouvantables, qu'il saccageait les villes, pillait et brûlait les églises, mettait tout à feu et à sang, remplissait les campagnes de meurtres, et ne laissait où il passait qu'une image horrible de la mort; Paris, qui était sur sa route, avait sujet de craindre d'être enveloppé dans ce débordement, dans cette désolatien générale. Les plus riches bourgeois pensaient à se sauver avec ce qu'ils pourrztieut emporter de leurs biens, en d'autres villes plus fortes eu moins exposées au passage d'un si terrible ennemi. Sainte Geneviève, au contraire, animée de l'esprit de Dieu, faisait teus ses efforts pour les retenir dans Paris, leur assurant que, s'ils voulaient
faire pénitence et apaiser la colère du Ciel par leurs larmes, ce fléau ne tomberait pas sur eux, et qu'ils seraient en plus grande sûreté dans leurs maisons que dans les villes où ils voulaient, se retirer. Quelques femmes, persuadées par ses discours, s'assemblèrent dans l'église, où elles passaient les jours et les nuits en prière peur détourner ce fléau de Dieu. Il - y eut aussi des hommes qui les imitèrent et résolurent de ne chercher leur salut que dans la protection du Tout-Puissant; d'autant plus que l'estime qu'ils avaient de la sainteté de Geneviève faisait qu'ils se fiaient entièrement à sa parole et qu'ils ne doutaient peint qu'elle ne fût capable de les délivrer par ses prières. Mais le démon en souleva d'autres centre elle, leur suggérant que ses prophéties n'étaient que des rêveries par lesquelles elle endormait les meilleurs citoyens et les eutrainait à une ruine inévitable. Là-dessus, ils excitèrent une sédition où l'on conspirait déjà de la faire mourir; mais Dieu, qui l'avait délivrée la première fois par les remontrances de saint Germain, la délivra,

cette seeonde fois, par celles de son archidiacre t celui-ci, arrivant alors à Paris et étant informé de cette conspiration, assembla le peuple et le détourna d'une action si exécrable, lui remettant devant les yeux combien le même saint Germain avait estimé, de sou vivant, cette pieuse vierge, et leur montra les eulogies qu'il avait ordonné, à sa mort, de lui apporter'. Sur ce témoignage, non-seulement le tumulte cessa, mais ceux qui étaient le pius résolus de sertir de Paris y demeurèrent, et ils virent bientôt l'effet des prières et l'accomplissement de la prophétie de Geneviève; car Attila passa de la Champagne à Orléans, et d'Orléans en Champagne, sans approcher de Paris, et il fut enfin chassé de toutes les Gaules par une signalée victoirc que les Romains, les Francs et les 'Visigoths, unis ensemble, rempôrtèrent sur lui, auprès de Chalons-sur-Marne ; ce qui arriva 'an 431. Ainsi la réputation de la Sainte s'accrut merveilleusement, et l'en ne la regarda plus que comme le salut de la patrie et comme un miracle de sagesse et de sainteté.
Cinq ou 6 ans après, Mérovée, 3ième roi des Francs, vint devant Paris, où les Romains avaient encore une forte garnison; et, après un très-long siége, que quelques historiens font de 5 ans, il s'en rendit maître. Il ne faut pas s'étonner si sainte Geneviève, qui était dedans, ne détourna peint ce coup, puisqu'elle n'avait garde dc s'opposer aux desseins de Dieu. Mais elle eut ensuite une grande occasion de faire paraître sa charité ; ear ce siége ayant ruiné tous les environs de Paris, il fut suivi d'une si grande famine, que plusieurs des habitants mouraient de faim, et que les autres étaient réduits à la dernière misère. La Sainte, étant donc touohée de compassion, s'embarqua sur la Seine, et, allant de ville en vilie, fit si bien auprès dos marchands, qu'elle amassa, en peu de temps, la charge de 11 grands bateaux de blé. Sen voyage fut accompagné de miracles. Elle chassa du fleuve de la Seine 2 mauvais esprits, qui, cachés sous un grand arbre, renversaient la plupart des bateaux qui passaient auprès, et tâchèrent même de faire périr le sien. A Arcis-sur-Aube, elle rendit la santé à la femme d'un officier nommé Passivus, affligée depuis 4 ans d'une paralysie qui la rendait immobile. A Troyes, en Champagne, elle rendit la vue à des aveugles, délivra des possédés et guérit un grand nombre de malades. Etant revenue à Paris, elle eut soin que le blé qu'elle avait amené fût distribué aux habitants; mais surtout elle pourvut à la nécessité des pauvres, faisant cuire incessamment pour eux, en sa maison, et leur donnant le pain aussitôt qu'il était cuit; ainsi, elle délivra Paris d'une ruine qui semblait inévitable, et elle retira de la mort une infinité de personnes qui en portaient déjà les marques funestes sur le visage.
Le bruit de ces merveilles ne demeura pas renfermé dans cette ville, mais vola bientôt par toute la terre. Saint Siméon Styiite, qui était en Asie, voyant, au pied de sa colonne, des marchands de Paris qu'une sainte curiosité y avait amenés, les supplia de saluer de sa part, à leur retour en Gaule française, leur sainte compatriote, et de le recommander à ses prières. C'était Dieu, sans doute, qui lui en avait donné la connaissance par une révélation particulière. Elle était respectée des personnes les plus élevées en dignité, et même des rois Francs sous qui elle vivait. Le roi Mérovée, dans le peu de temps qu'il

C. C~6lcient des prdcents de etsesee lemuttes qua t'eu eeuvnyatt en signe d'union et ,Famltid. Suint Germtie était en Clatie tersqu'ti chargea sen archidiacre de porter des eetegiee à sainte Gcnevsèrc. Male ceiesi-eL no vint à raris que deux ans après car eelnt eermutu messrui à earenes en 448, et Mille, qui eummeeça à meuecor t'empire eu 4a0, n'sutre dane ire Gaulas qu'eu 4CC. On Ignore es qui put retarder si terglcscups l'errhidincrc. -

survécut à la reddition de Paris, lui porta toujours beaucoup d'honneur; et, selon l'idée que lui donna le paganisme, la regarda comme une demi-déesse. Son fils, Chuldérie, n'avait pas pour elle une moindre estime; quoiqu'il fût idolâtre, comme ses prédécesseurs, il ne lui re:fusait jamais, néanmoins, se qu'elle lui demandait. Un jour, voulant abseluinent que quelques criminels -fusseut exécutés, et, craignant que Geneviève ne vînt demander leur grâce, il fit fermer les portes de la ville, où elle était, tandis que l'exécution se ferait dehors, croyant, par ce meyen, lui en empêcher la sortie. Mais la Sainte, ayant ouvert les portes par ses prières, eut tant de force sur sen esprit, - qu'elle l'obligea, centre sa résolution, de pardonner à ces malheureux. Le grand Clovis, notre premier roi à devenir Chrétien, eut encore plus d'affection et de vénération pour elle; à sa requête, il délivrait les prisonniers, donnait de grandes aumônes au clergé et aux pauvrqs, et faisait bâtir de belles églises, telle que fut celle de Saint-Pierre et de Saint-Paul-sur-le-Ment, au-dessus de Paris, nommée depuis Sainte-Geneviève, peur avoir été le lieu de sa sépulture et le théâtre glorieux de ses miracles. De plus, il lui fit den de 2 riches fermes qu'elle affecta à la cathédrale de Reims, où ce grand monarque avait reçut le saint Baptême, après s'être tourné vers le Christ; saint Remy n'a pas omis ce fait dans son testament [ apocryphe! ], où il parle aussi avec beaucoup d'honneur de cette illustre bienfaitrice. Enfin, la reine sainte Clotilde, femme de Clovis, se considérait comme extrêmement favorisée lorsque sainte Geneviève lui rendait visite; elle la faisait asseoir auprès d'elle, dans son cabinet, et prenait plaisir à l'entretenir familièrement des moyens de plaire à Dieu et -d'assurer son Salut éternel.
Pendant l'éloignement de Childéric hors du royaume, la Sainte eut la dévotion de faire bâtir une église sur les tombeaux des saints Denis, Rustique et Eleuthère, apôtres de Lutèce et martyrs, au village de Cathoeuil ', à 2 lieues de Paris, du côté du septentrion. C'est à présent la ville de Saint-Denis. Elle n'avait nul moyen pour exécuter cette entreprise, et les prêtres à qui elle en parla y trouvèrent beaucoup de difficultés, parce qu'ils ne savaient où l'on treuverait en cet endroit, qui était tout environné de bois, les matériaux nécessaires peur l'édifloe; mais elle leur dit, d'un esprit prophétique, que s'ils voulaient prendre la peine de passer sur le pont, cette difficulté leur serait levée. En effet, s'y étant transportés, ils entendirent 2 paysans qui disaient qu'ils venaient de déoeuvrir, dans la forêt veisine, 2 fours à chaux d'une grandeur extraordinaire, où la chaux était toute prête à être employée. Cette rencontre leur fit connaître que le dessein de Geneviève venait de Dieu. Ils l'informèrent aussitôt de ce qu'ils avaient appris, et lui offrirent de l'assister de tout leur crédit e-t de tout leur pouvoir peur l'accomplissement d'une si benne oeuvre. Les Parisiens et les habitants de ce

1. Les navu,ste sent tas-t eu peine peur sareir quel était ce vsll:sge de cuthmnn (Cel/seluccnscm rinces), oh seiute Gceeviève se rendait euuveni, et en quoi rou sa trouvait l'dglisu bâtie par cette Illnslre vierge en l'honneur dc ealni Doute ci sur te tumbeau même du salut martyr,
Tmncment place cathmnil près de Pesta, et croit truuvcr des traces de ce nom daus celui de Chaiilet. litées, ceci., t. s-e', p. 712 et 715. -
Dom Toussaint du Pleesie le nid plus près encore de Paris, cl peur eeia, Il bâtit, sur la riva droite da la Seins, près de Ssstnt-llenuein l'Auxerrois, une église de 5aint-Dcnie... qui n'a jamais existé. (Nec,. au,,. sic Parie, p. 21 et cciv,, 19, 88, 111, 107, etc.
cudestard regarde comme plus prebabic qsse Cuthceuil étuit cLissé à ?dentmertre, cli fttreal décapités suint Dcvi, et ses cumpagncne. (Vies sise Pères, etc., t. 5cr, au 3 janvier.)
Le Sent lq met su même lien eh cet maintenant la ville do Saint-Dents, et prétend qsse l'tigltsc dent il cet qncstiea fut conetrutic S l'endreit même eh se trauve l'égltee abbatiale. (flics, car t'Zfist, ceci, et ci,,. ris Paria, t. 5sr, p. 9.)
D'autres, enfln, penseut avec Bcllaudus (Acta Suent., ~, se', ais I jsssylcr, Vies ,sssrtoe ('rcversfcc9, quo riglise dont il s'agit fat bâtie an lIeu eh étatt l'ancien prieuré de salut-Dents de l'Estrée (Ssecti Dise,psii al~ Strate).

lieu ne manquèreht pas non plus d'y contribuer de leurs aumônes. Ainsi cette église fat bâtie en peu de temps, et c'est celle où, plus de 150 ans après, Dagobert, fils du roi Clotaire 2, et depuis son successeur, se sauva peur éviter la colère de sen père irrité centre lui, et où, peu de temps auparavant, ses chiens de chasse n'avaient osé entrer pour poursuivre un cerf qui s'y était réfugié. Elle demeura toujours fort célèbre sous le nom de Saint-Denis de i'Estrée, jusqu'à ce que le même Dagebert, étant monté sur le trône, fit bâtir près de là l'abbaye reyale de Saint-Denis, où il fit transporter les cerps de nes saints martyrs, que l'on trouva dans cette église, et où lui et presque tous ses successeurs ont depuis choisi leur sépulture.
Au reste, l'édifice de sainte Geneviève ne s'acheva pas sans miracle; car, le vin ayant manqué aux ouvriers, elle en remplit miraculeusement leur vaisseau, qui ne put être ensuite épuisé jusqu'à la fin dc l'ouvrage. Allant à cette église avec d'autres saintes filles, elle ralluma, par sa prière, le flambeau qui sen'ait à les conduire, et que la violence du vent et de la pluie, eu plutôt le démen, à qui ses dévotions étaient insupportables, avait éteint; prodige qui était assez familier à notre Sainte, car nous lisens encore que des cierges s'allumèrent divinement entre ses mains, dans la même église, et dans a maison, sans que personne y mît le fou. Ce fut là aussi qu'elle délivra douze possédés, qui lui avaient été présentés dans Paris, et qu'elle avait fait conduire exprès en ce hou, afin de pouvoir renvoyer aux saints Martyrs toute la gloire de leur délivrance excellent trait d'humilité.
La vie de celte illustre Vierge est remplie d'une feule d'autres merveilles. Un jour, étant à Meaux, elle parla avec tant d'éloquence du bonheur des épeuses de Jésus-Christ à une jeune personne de ce lieu, nommée Céline, qui était déjà fiancée à un des plus riches et des plus avantageux partis du pays, qu'elle la fit résoudre à l'heure même de renoncer au mariage et de demander le voile de virginité. Le fiancé, on ayant avis, entra dans une si grande furie et contre Genevièvc et centre cette fille, qu'il vint, comme un forcené, peur leur passer son épée au travers du corps; mais elles s'enfuirent à l'église, et les pertes, qui étaient fermées, s'ouvrirent et se refermèrent d'elles-mêmes pour les sauver; à cette vue, le jeune furieux vit bien qn'fi avait Jésus-Christ même peur rival, et que la résolution de Céliue était un effet de la grâce toute-puissante du Maître des coeurs; il ne voulut donc pas
s'y opposer davantage, et la laissa en liberté. Depuis, elle profita si bien des exemples et des instructions de sa sainte maîtresse, qu'elle devint elle-même une Sainte et qu'elle mérita une place, en cette qualité, dans le Jlfec't-yt'ologe des Saints de Frence, au 21 octobre, jeur où l'église de Reims honore une autre sainte Céline, mère de sou incomparable évêque saint Remy. Notre Sainte guérit encore, dans la même ville dc Mcaux, deux personnes percluses de leurs membres. Et, faisant la moisson d'une terre qui lui appartenait au territoire de cette ville, elle fit un miracle surprenant bien qu'il plût avec impétuosité tout auteur de sa pièce, néanmoins il ne tomba pas une saule goutte d'eau sur ses blés ni sur ses moissonneurs. Un avocat du même lieu, qui vint exprès à Paris peur implerer sen seeeurs, fut délivré d'une grande surdité qui l'affligeait depuis quatre ans, par le signe de la croix qu'elle fit sur ses oreilles.
Allant à Tours pour visiter le sépulcre de saint Martin, elle guér'ità Orléans plusieurs malades et, entre autres, une jeune fille nommée Claudia, qui était près d'expirer. Elle obtint aussi d'une manière miraculeuse son pardou à un serviteur qui, ayant vivement offensé sen maltre, ne le pouvait apaiser par ses prières; ce maître inexorable, ayant même rebuté la Sainte, qui lui

demandait grâce pour lui, fut saisi sur l'heure d'une havre si violente1qu'étant comme aux abois de la mort, il fut contraint d'avoir recours à elle et de lui accorder ce qu'il venait de lui refuser. Par ce meyen, le valet cutle pardon de sa faute, et le maître reçut la guérison de la maladie qu'il s'était causée par son epiniâtreté. A l'arrivée de sainte Gencviève à Tours, les esprits de ténèbres furent forcés de quitter les corps des possédés sur qui ils exerçaient leur tyrannie; et on les entendait crier publiquement que ses mérites, joints à ceux de saint Martin, étaient comme deux brasiert où ils étaient cruellement tourmentés. On n'achèverait jamais si l'on voulait rapporter en détail tous les miracles qu'elle fit durant savie. Mais en veiciencore deux que nous ne pouvons passer sous silence, parce qu'ils sont trop remarquables Un enfant lui ayant été présenté sourd, muet, aveugle et beiteur, elle le guérit de tous ces maux, lui donnant tout ensemble la vue, l'ouîe, la parole et le marcher, par l'onction d'une huile bénite. Un autre enfant s'étant neyé dans un puits, elle le rappela à la vie après avoir couvert son corps de sen manteau et versé beaucoup de larmes.
Enfin, cette admirable Vierge s'endea'mit dans le Seigneur le tràisième jour de janvier de l'an 512.


CULTE ET RELIQUES.

Son torps fut inhumé écus le caveau, eu chapelle souterraine, que te grand saint Dents avait autrefois tenearré en l'honneur dec bieeheioretsx urètres saint Pierre et saint Pani, et sur lequel Clovie avait déjà commeacé, à non instance, ttn euperbo édifias, athevé depnie par comte Clotilde, Sainte csneviève avait légué oit mourant, à la basilique des ceints aptstrss Pierre et Paul, bâLie per devis, tee prepriétée qsse ace parente poesédaient à Nanterre, et, dès ce marnent, sa maison appartiat aux prêtres de cette église, dace laquelle eaints Geneviève, qui en avait donné l'idée, voulut être enterrés. c'était un lien i~u'elle avait suivent srrseé de ses larmes et d'où son esprit avait été plusienre feia enlevé dsne les cieux, peer y entendre ces secrets dent il n'eet pas permis aux houmee de parier. Il s'y fit aussitôt eue infinité de miroelse. Ou y alluma une lampe dent l'huile ne se ceneumait peint, quoiqu'elle brûlât toujours et qu'on prît contineellsment de cette huile peur servir à la gnériien des meledes. Des aveugles y rit~srsnt la vue; des muets, l'usage de la langue; des poseédée, leur délivrance; des personnes teuruentéta par la fièvre, une prompte et parfaite santé. Une femme, reprise dc te qu'elle travaillait le jour de la Nativité do Notre-Dame, avait répondu impudemment que la vierge était une pauvre femme tomme elle, que gagnait sa vie du travail de ses mains; en pnuitien de ce blasphème, tes dtrigts s'étaient et fort attachés au peigne avec leqtiel elle tardait la laine-, qu'on ne pouvait les eu eépLlrer; elle fut guérie eu priant auprès de te sépuicte. cela at que cette églice ajouta bientôt à sou premier titre des bienheureux Apôtres, celui dc sainte Goneviève, et que dans-la suite des temps en ne l'a presque plut eetonuue que sous le nom de nette Sainte.
elen a fait entore, depuis, d'antres mervsilloe fart remsriinebleo pour honorer sen mérite. Un jour, la Seine élsat étrangement débardée et ayant rempli tontes les églises et tes maisons jusqu'à la hauteur des prenicrs étages, en trouva le tit sur lequel 011e avait rendu cou bienheureux eeprit, et qua t'en conservait dans un menactère de filles, tout environné d'eau ccmme d'un mur, sans qu'il en pût ètre inondé, ni même mouillé. Pois le débordement cesse, et la rivière rentra soudainement dans son premier état.
Do temps de Louis vi, dit le Gros, il s'éleva dans Paris lene cruelle maladie que les médecins nomment feu entré. On croit que ce feu sacré était un érycipèle gengrénsux et épidémique. Plusieurs -personnes eu mouraient sans qu'en y pût apporter de remède. Cela obligea le clergé et le peuple d'avoir retours à sainte Geneviève, dans l'espérance que, par les mérites de sa pureté incomparable, elle apaloerait la tolère de Dieu, justement irrité enutre lsurs débauchas et leurs sensualités. Il fut dent arrété, à l'instante d'Iitienne ter, pour lors évêque de ne siégs, que la rhâsea où reposaient ses saintes dépouilles serait soleunallemeut apportée de sen église en telle de Nntre-Danse; ou ressentit ausmtit l'effet de cette dévotmau, car tons ces pauvres ardents, qui n'attendaient que la mort, furent guéris à l'inptant même, à l'exception de trois qui massqisèreut de foi, osa que Dieu us voulut pas guérir pour des csnsee qui nous sont inconnues. Une église fut alors bâtie en mémoire de ce miracle, et c'était autrefois sine pereisse de la cité appelée Seisetc.Geaerfèue des Ardente; l'année suivante, le pape de Rome lnnsesut Il, étant informé 4e tout ce qui tétait passé, erdoana pie l'on su ferait

tous les ans mémoire, le 26 nevembro, dans la Bréviaire de Paris.
L'en 1161, soue le règne de Louis 7, dit le Joues, et socs t'épioeopet de rélèbro Pierre Lombard, appelé la àlaitro des Sentences, le bruit s'étant élevé dans Paris que l'on avait furtivement-ouvert la ebâeso do sainte Genevièvo et dérobé con précieux chef, t'en en fit une ouverture celeu- nelle su présente de l'archevêque de Sons et des évêques d'Auxerre et d'Orléans, que le roi y avait envoyés exprès; et l'on trouve heureusement que ce bruit était feux, et quo le corps entier de la Saints, avec sen chef, était dans la chéeso. Il avait été transporté deux fois, durent le neuvième siècle, de l'abbaye o'u B repsoait ou des tiser sûre, dace la ri-ointe des Normande qui ravageaient toute la Franrc, et mène assiégèrent Paris et pillèrent cette célèbre shhsq'e avec telle do Salut-Germain des Prés. Ces abbayes n'étaient pas eneore enfermées dans la ville; mais la corps de la Sainte y avait été rapporté, l'une et l'autre fois, svcr beaucoup de aeleenité, tout le clergé et tees les corps de la ville étant allés eu-devant pour le recaveir. Ceux qui ont écrit les histoires de ces translations racontent, esmne témeina oeulairee, une feule de guérisons miraculeuses qui se firent par l'intercession de ta Sainte, dans tout le coure des deux voyages; maie nons noue dispeueons d'eu rien dire, pour n'être pas trop long, et perce que de semblables prodiges sont encore essex ordinaires à notre Sainte.
Toute la lt'rance, et principal ornent le vi1lo de Paris, implore son assistance eu tempe do guerre, de poste, de famine, de sécheresse, d'inondation et de trop grorde abondante do pluie, et eu taule sutre serte de uéneoohéa et d'affaires importantes; alors (disait te P. Giry eu 1685), l'en découvre eeulemset ta châsse, ou bien on la descend de datons 1er quatre grosses colonnes de jaspe et les quatre chérubins dorés dont elle est soutenue, et eu la perle en proresolon à l'église cethédrale ; te qui ne se fait que par ordre du roi et par arrêt du parlement, avec des cérémonies magnifiques, qui roui décrites bien an long doue les Aulsqsités de Paris, Il y s même une con- fiérie do bourgeois des plus honorables de la ville, qui sont désignée pour porter tee précieuses reliques en rette occasion. La relation du miracle des Ardente, écrite dès l'année ttât ou environ, assure que cotte manière de porter ta etisso do sainte Geneviève, dans les nécessités publiques, était iuvielablement observée de tempe immémorial, ce qui montre qu'elle s cemmenré peu d'aenéee après le décès de cette saiute vierge, et que c'est une dévotion de presque toua les sièoles de noire monarchie. Aussi n'a-t-on jamais ou recours à ce moyen pour apaieer l'indignation do Dieu et peur mériter sen secours et sa protection, sans eu resesutir le pouvoir. Des guerres ont été sied apaisées, des pestes dissipées, la sérénité c'est changée en pluie eu ta pluie eu sérénité, et la terre, qui était stirilo, s'est vue chargée d'une grande quantité do fruits. C'est ce que t'en s éprouvé l'an 1675, optés la descente et la proceeoioa de la châsse qoi s'était faite le dix-néssvièrne jour do juillet, avec cm concoure iofini de pouplo. Car, quoique les plaies continuelles eussent mil toute la campagne dans la doeuiios désolation et quo lss lahaureura fassent hors de tonte sopéranru de récoltes, il se 111 tout à coup un changement si merveilloox, que l'année devint une des plus abondantes que l'on eût vue depuis lomsgtenups poer les blés et pour leu mcnuo grains; les hérétiques enx-iuèmeo elles libertine furent contraints de reconnaitre qu'il y avait, daus la disposition de la saison, quelque cimes d'extraordinaire cl de miraculeux.
La châsse do notre illustre patronne n'était autrefois que d'argent blanc et cons hoautesp d'ornements; mais Robort, de la l"erté-ililon, abbé de Seinte-Gonevièvo, eu fit feh'e mmc, l'an 1242, où il entra t93 uaareo et demi d'argent et 11 marte et demi d'or. Le cardinal de La Roehsfoucauld, dernier abbé eommendatairo et rostaurateur de la minis abbaye, avec tee libéralités de la reine Marie de Médicis, la fit encore redorer et enrichir d'un grand nombre de ~erlos et de pierras précieuses qui lei donnèrent un éclat merveilleux. On ne eanrait croira combien de monde s'assemble tons les vendredie, à Sainto-Gonevièvo, pour vénérer relie Sainte et pour implorer sen secours; combien do meoses l'on - y fait rélébror, tant peur demander des guérisons sine peur remercier Dieu de celles que l'on s obtenues; et combien d'ex-vole l'en attacha auprès do con maueolèo, eu témoignage des griaee que l'un n reçues par tan intercession.
Ce que l'on vient ds lire n'est plus qu'un souvenir. -
Un cercueil en pierre, dana lequel ropoan primitivement le corps de sainte Genuvièvu, est à peu près tout co que Parte possède aujourd'hui de sa sainte patronne. Un teup do vont s suffi pour anéantir ce qu'avaient épargné traire siècles, Ce cercueil, déposé dano une eopècs de rhapoHe, à
droite do chmur, dans l'église Saiat-Etienne-du-âlogt, est encore l'objet d'une grande dévotion, la but do nombreux pèlerinages. Choque année, le 3janvier, cemmenos, à Saint-Etienne-dn-lllont et au PanBléon, qui en est voisin, une ususaino ors t'hommear de sainte Genevièse, qui attire do nombreux fidèles, malgré le refm'eidissement de la foi dans la grande ville.
Eu tSqt, les rosrms,asnrlsx de Pam-io, digoee eaonooeeure des démolisseurs de 93, eut profané le temple de Satote-Geneviève; sa chèoee fol violée et défoncée, elles sainte ossements jetés au vent
sans doute il ne s'agit que d'une faible portion des reliques de ta patronne de Paris, car tentes coller quo roofernaait ta thtsse conservée à l'abbayo de Sahate-Genevièvo avaient été brûlées eu plats de Grève, le 3 déremubm-e 1793; mais un certain nombre d'égBees de Francs possédaient qualques reliques de la Vierge de Nanterre, et Mgr de Quolen, lors do la résnvorture de Sainte- Genevièvo, le 3 janvier 1522, put y déposer plusieurs parcelles des ossements qu'il avait obtenues de dis-ers oudroito, La piété des 6111es éprouvera peat-étro quelque consolation, en apprenant que

plusieurs précieuses reliques de l'auguste protectrice de Parie exiatent encore, natammeat à Veracuil, daue b département de l'Oies. -
Il y avait, à Vernenil, avant la Itévelutien de 93, un prieuré; l'église do la paroisse en dépendait, et il perlait le titre de Prieuré de Sainte-Gsnevièvo; t'était b prisnr qui nommait le curé. Toue les actes religieux antérieurs à 93 se terminent ainsi o liait en l'église dc Madame SainteGoneviève e.
De temps immémorial, il y s son vallon prenant naiscanco dans la forêt et aboutissant au pays qui perte, dans la forêt, le nom do Fende de Sainte-Gonoviève, et là où on cultive, Vallée de Saiuts-Genovièvs. Dans cette méme vallée, la source qui denne naissance à en petit ruisseau s'est toujours, do mémeire d'homme, appelée Source de Sainle-Geneviève; depuis une diaaiiae d'armées, eu s construit, snr cette courte, un maguiflquo rocher, qui renferme la statue de ceinte Oeneviève et qui perte le nom do Fsutaiuo Sainle-Gene-eiève; - l'eau de cette fontaine est roeenuue par loi médecine dec environs peur avoir d'excellentes prepriétéc, et lie conseillent aux malades d'en boira.
Un precèe-verbal , dressé le 31 décembre 1824, qui 51m trouve dans la olileso de l'église do Vemeail, et dont noua devons une oopio à l'obligeance de M. l'abbé Loin, taré de cette paroisse (lettre du 2 octobre 1871), nous apprend qu'antérieurement à la persécution do 1793, ladite ègtise de vernonit possédait nue chasse de enivre doré renfermant des cheveux de ceints Genevièvo; que cotte chasse avait été enlevée, su esplembre -1793, par nu détachement de l'armée révolutionnaire; que le nommé Jean-Baptiste Dufour, de Verraeail, cencierge dia district à Seolia, avait - en renonneiaoante du mariage do sen fils, béni à Vemeail - donné à l'église dudit Verneoil, entre autres reliques tombées en sa possession, un os de sainte Geneviève psreieeant être détaché d'une phalange inférieure du doigt, portant 22 ligamec de long sur 4 ligues de largeur moyenne. Cet es provenait d'un reliquaire emrpesd à la véairatiera des fidèles en l'église do SaintoGesaeviève de Sentis, église qui es trouvait dans une rue portant le nom de le Saints.
Lorsqu'un décret de Louis XVIII, rendu en décembre 1821, restitua an culte de sainte Geneviève le Pauthéon de Parie, les habitants de Verneuil rémselmtnt d'offrir à cette dernièro nue partie de la précieuse relique qu'ils possédaient r cia coupa donc l'es on deux parties, dont l'une resta à Vernouil et l'autre fut envoyée à Paris.
Jean-Baptiste Dufeur, qui était, pondant le teurmeute révolutionnaire , devenu propriétaire des dépouilles d'un grand uomlorn d'églises du district de Senlts, donna, eu outro, à l'église de Ver- nonil, un bras de chut Juct, martyr; un es de saint Celemb; deux ossements de saint Juatin, martyr; un eccement de saint Libère, martyr, et d'antres reliques esse désignation.
Une autre paroisse du diocèse de Beauvais - Gcnvieirx - e obtenu do Rome, vers 1866, quelques parcelles dea reliques de sainte Goneviève.
On vénère encore dec reliques de sainte Geneviève la La Ferté-sous-Jouarre et à Biens, diocèse de hIssas. -
Nous avens dit que Clovis avait bâti l'église Sainl-Pierro, ois fut inhumée sainte Geiaevièvo; voici à quelle occaeien
La reine Clotilde avait fait promettre an roi, au moment où il allait eemmesacer la guerre contre Alarie, qui régnait sur les Visigeths, dans le midi de la Gaule, de consacrer une magnifique église au service de Dieu, ai oaa armes étaient vieteriensec. Revenu à Paris, après la défaite d'Alarme, -te sel exécuta sa promesse et jeta, vers l'an 538, les fondements d'une basilique (église de fondation royale) en l'honneur des sainte apôtres Pierre et Paul, sur 10 haut de la montagne do palais des Thermes, au milieu des vignobles qui on couvraient les flancs. Arrivé sur le terrain désigné, il avait lanré sa hache dreit devant lui, afin qu'en pût un jour moss,rer la force de sen bras à la longueur de l'édifice. Clovis mourut en 515, sens avoir vo terminer l'église; mais la reine Clntilde la fit achever et déposa dans le sanctuaire tes restes du Clovio. Clotildo, morte en séa, fol ensevelie à côté du roi.
L'église Sainte-Gsneviève fut démolie eu 1501, et le rue Clevia percée cric sen emplacement. Dès le milieu du siècle deroier, l'église menaçant ruins, en sentit la nécessité d'en cenolruire nue nouvelle dans un tien peu éloigné; mais toc chaneines, us peuvent suffire à cette dépense, Louis XV y affecta, à partir du ter mars 1755, smo partie du produit des loteries, et chargea Soufllet, son architecte, de dresser le plan de le nouvelle église; le rei en pesa le première pierre le 6 septembre 4764. En t79t, l'édifice, inachevé, relut le nom de Panthéon et fut consacré à la sépulture des hommes tltustrae; on sait do quelle illustration! -
Le 20 février tSI6, on décret impérial ordonna qu'li serait terminé et dédié, comme église, pour ~a sépulture des personnages célèbres. Rendu exclusivement ara culte en 1821,- et destiné de neuvean, eu 1530, à recevoir les reetse des grands hommes, il est enfin redevenu, en 4852, l'église Sainto-Genoviè-eo. Depuis 1852, l'église de Saiute-Geoeviève est desservie per une cemmnaasaté de prêtres composée, d'un doyen et do pbnsienro chapelains.
L'église ancieouement appelée Saismte-Geneoiéar lu Prtile, et qui prit ensuite le nom du SainteGeuesmiéor des Ârdeela, à ta cuite dn miracle racenté par le P. Giry, était snprèo de le cathédrale et de la maison où la Saints était morte. Ou l'a démolie en t 747, poûr bltir l'hôpital des Enfanta- Trouvés O.
Entre les vierges qui s'attachèrent à sainte Gensvièvc, on nomme sainte Audé et sainte Céliuc, teutea deux nées dans les envirsias de baux : aussi, dans la Brie, le nom de Céline est-il fréquemment donné aux jeunes filles.
An xvris' siècle, marchant sur les traces des premières compagnes de la Vierge de Nanterro, s'établirent les Filles de Soinle-Geneoiéoe, plus connues sons le nom de Mirosuioner, du nom de leur fondatrice, Maris Bounoau, veuve de M. Beanbarnais de Miramieo, conseille! eu parlement.
Disons on met du puits, du souterrain et do la maison de sainte Genevtève, à Nanterre.
On montre encore â Neuterre sort poile que le double téemoeigerag-e de la tradition et de l'histoire aacnrs être cobol dent il est parlé dans la vis de sainte Goueviève, et avec l'eau dnqnel elle guérit sa mère aveugle depuis vingt et un mois, li cet doublement consacré per les larmes que sainte Genoviève répandit sur es margelle, et par le signe de la croix qn'etls fit soc ses eaux, dent les effets ce font encore sentir de nos jours pour bac les maux do la vue et 1cc ardeurs de la fièvre. Il était voisin et dépendant de la maison, du jardin, et de quelques autres petites possessions des pareota de la Sainte, à l'usage dscqusla il oervait exclusivement.
Le putts et le terrain jadis occupé par la umaioon do saints Geneviève étaient renfermés naguère dans une chapelle dent il n'existe plus aujourd'hui que Isa mure de clôture ; et cependant, malgré te mathonr des temps, ce lieu est toujours l'objet de la vénération do peuple chrétien.
On voit près de l'emplacemeiatde In maison, à gauche et en descendant quelques marches, nas espèce de souterrain on do tees où la Sainte se relirait peur prier avec plus de recueillement. La piété dec fidèlee avait, de temps immémorial, consacré cet endroit par l'érection d'un autel qui fut détruit vers la fin du xvi' siècle, et était complètement abandonné depuis 4552, lnromju'ou 4642 te
zèle dec chrétiens y réédida ion neuvel amitet oà l'on célébrait les sainte mystères, et au pied dnquel -la fonte des pèlerins venait encore, avent la promtère révolution, prier Dieu au mèmne endroit où
saints Geneviève l'avait si animent inveqaé. Les troubles pshitiquee firent abandonner cette pieuse prnflqne; bientôt l'autel disparct, et l'erateire ne torde pas à devenir une cave de marchand dc vin.
Meusieor le curé de Nanlerre, qui vient de soustraire à des mains profanes ces lieux pleins de pieux souvenirs, os possède en ce moment que la moitié do cette cave, qui set coupée en deux par le mur d'une maison voieioe, dont l'acquisition pourrait compléter tout à la fois t'outre partie dn précieux souterrain, et les propriétés de sainte Genoviève de ce tété-là. Cotte cave, ainsi que le puits, s subi les envehissemente du terrain, et sa veûte demi ogivale est fort bases 2,
Selon quelques sulsors, le mont Valérien, devenu célèbre dans la geerre de la Francs contre la Pruose, en t570-7t, derrait son nemn ami père de sainte Germeviève, qui se ccroit appelé fidoéreVo/drie'o, et auquel le ment aurait sppsrtenu en tente propriété.
Sur le liane de cette mnratagus ou montre encore le Clos de Sninte-Generière nec source coule auprès et ports aussi le nom do Fdimtoine de Sisinte-Gormeeiérr. Ceci là, disent ceux qui croient que saints Geneviève e été bergère, qu'elle venait se désaltérer et faire boire con troupeau. A l'époque où, sur la haoleur du ment Valérisn, existait un calvaire à la place des formidables oo- vrageo do guerre qu'en y e élevés, tee fidèles qui s'y rendaient le jour de la fête de l'Flxaitatiea de la sainte Croix, le té eeptambrs, allaient y bnire par dévotion. A l'endroit traversé aujourd'hui par la reuto de Nantecre è Chabou, se trouvait le Perr de Smeinle-Genermiére. li ne reste plus aucun vestige de l'eurlos qui enfermait es parc, non plus que de la chapelle qu'on y avait construits.
Lsrcqoe saints Genevièvs se rendit de Paris à Treyce et Arcis-snr-Aube, pour acheter doe vivres, elle s'arrêta, d'après ta tradition, entre ace deux vilee, dans un pays appelé la Chapelle-Vallon. Ou voit dans cstts dernière localité un monument d'une hante antiquité, dédié à lu bonne aaénlc Geneeiéve, restauré, eu t842, par les habiteota.
lies ex-solo, que l'on voit encore do sise joncs à Saiot-Mécy et à Saint-fusons du Mont, de Paris, attcetsnt le célèbre miracle des ardents. L'a mémnoire de ce fait miraculenx fnt conservée à travers leo âges par une fète qui se célébrait autrefois le 26 novembre, sa l'église Ssinte-Geoeviève la Petite, demie le cite de Paris r colle dgliso seau été érigés sur l'emplacement de le maison où la Vierge de Nantsrre avait exhalé sen dorcier soupir.
La crypte de b'anetsmie basilique de Saiute-Geoeviève, dent la leur, seul débris qui en resto, fait anjemme-d'lomoi psrtie des tonal-rutIlons d'un lycée, renfermait les tombeaux de Clsvie et de sainte Clmstilde; maie le plus célèbre doc monuments abritée per ce saoctoetre était celui de ta patronne de Parie, cette tombe, précieuse peur on chrétien, nens s été conservée. M. t'sbbé Ainable des Voisins,

a. NaOloc emsrermque sur la paraisse 5amnt~oeteune mOu Maul, par- M. l'abbé Faudet, esetrer eu lhlstogtr, curé mie eulnt-Eltcaoe min aSsai, et M. E. ue Mas-Latrie,
2. aS. Cii. Barelidlomy, 1V Àaeeles )ma9icl.

mort éséque nommé de Seiat-Ftour, obtint, hure de ta, coppreasien de le vieille église de Sainte. Geueviève, do faire transporter depa celle de Soint-Etienos du tient, dont il était curé, sotte pierre qui avait centean le corps de sainte Goueviève pendant un ci grand' nombre d'années. Le saints reltqns do te Visrge de Naoterre fat rendue à ta vénération putmhqne le S novembre 1803.
Ce qui attire principalement tes clmrétieoe à Ssiot-Etieone do Ment, c'eet, cens t'avoue déjà dit, la chapelle où ce trouve le tambeap do sainte Geneviève, décoré en style gothique fianbeyant et dont les desoioa ont été fournis, on 1846, per te célèbre Père Merlin, jésuite.
Saluts Gsmceviève soi spécialement honorée à Thisnlley-l'Abàaye, à Le Mireode, b }tédasmvillo, à-Accainvillere. Il y e pèlerinage dans ces deux dernières localités où on l'invoque centre tee fièeres inflammatoires. Elle oct le patronne de Flaecenrl, de Framervihle et de Goémieonrt. Une chapelle lui est dédiée près d'Equaoceort. On conserve dec reliqoes de la Sainte à la cathédrale, caca Louvenceort et aux Ursulines d'Amienc, à Ltaocnurt-Feoee, à Tiltoy-les-Conty (damac smieo
châsse). - -
Les acte ont donné de sainto Goueviève, et à oen sujet, tes diversec représentations cnivaotec 4° Un diable s'efforce d'éteindre con rierge, et on ange le rallume; sa meyen âge, ce diable était armé d'nn soufflet; 25 elle rend la vsme à sa mère; 3° elle garés dec moutons en filant sa qua-nouille. Cette manière, d'après te P. Cahier, n'est pae antérieure an xvss° siècle; rien, d'ailleurs, as preuve que sainte Geneviève ait été bergère. Lorsqu'on ecu perdu le cens des symboles du moyen âge, on sure prie cou cierge ou un tronçon du cierge pour une houlette; puic, comme satérieuremeut à cette époque, l'épisode do siégs de Parie avait été représenté altégoriqncmneet , qne sainte Geneviève était placés cor les remparts entre dec mentons (tee tmabiteota de Parie) qu'elle garde, et dec loupe qu'elle repoaeee (les lInos), on sors été conduit à prendre l'allégorie pour la réalité. Celle erreom! sot plus pardoonoble que celte d'un sculpteur eootemperoin qui, dase on groupe placé roua le portique du Panthéon, met soiele Gsnsviève aux pisés d'Attila. Jamais saisIe Gemmeviève n'a abordé Attila, et, doue tous tes cas, il est permis de croire qms'ello ne se oersit pas jetée à sea genoux. Les sofaots do Dieu oimt pIste de fierté et plus de digaité; une infinité d'exemptes du même genre le prouvent; 40 elle perte des clefs r ce sont relies do la lie do Paris, qui était confiée à sa protection; 50 etts appareil, dans le ciel, an-dessus de nombreux malades qui l'invoquent dans la maladie dn fun des om'drnia; 6' sIlo reçoit de la main de saint Germain l'Àoxerrote uns mddaitte à t'effigie du Crucifié et se te passe en toms; 7° elle ports du pain dans tee plie de sa rebe, pour désigner soit ses ahopitée erdiosires, soit Is secoure qu'ellLs deone' eu peuplé de Parie, psismtamot nue famine; S' près d'un poila où elle guérit sa mère.
Le célèbre Con Von Leo none e représenté sainte Geoeviève avec une médaille pendent sur sa poitrine : c'est celle que saint Germain donna à la Vierge de ISanterre. -
L'église Saint-Jacques dn Meut Pas, do Paris, possède en tableau dû ami pieacamm de M. Csrbittct,
dans lequel saiet Germain, mootroot sainte Geneviève à cama père et à ce mère, leur dit ;'s Que -voue ètos heureux de pesséder une telle fille! e
Un panneau de bois, sculpté vers l'an t7tlâ, et placé à la dm'oite de t'sutel de saints Geoesièoe, dans t'égltss paroiesiets de Naoterre, représente te Sainte recasant do saint Germain le sacrement de Ceolirmcutien.
Sa vie fct écrite dix-huit ana après so mort, par un auteur dont ou os sait pas te nom, et quelques religisox do son abbaye, è Parie, y ont ajooté, eu divers tempe, les rotations de ccc transtatiese et de sec miracles. Bollaoméoc tes s rapportées dans son premier tome du moie de janvier. 1h n'y o peint de Martyrologe qui n'en fasse nos trèe-heaorable mention. Suint Grégeire de Tours, Constance, auteur de le vis de aaiot Gormaims; Sigebert, Aymoaiuc, Pierre do Natatibue et beaucoup d'autres histarieaa sa partent aussi. Et ont de ceux qui ont écrit, daus eec dsnx derniers siècles, la Vie des Suinta, ne l'a omise. Noce avoue tiré des plus smmeiers, c'est-è-dire des premières sources, ce que nons en avens rapporté ici; mais nons avons teissé beaucoup de cheasc que le teoteor poorra rechercher dans ces actes primitifs.
Un dec plus illustres théolegiese de la Compagnie de Jésus, te Père Peton (dont l'ouvrage le pics célèbre, les Dogmes tlméolegiquea, est en vente cher les CSiLE5TIN5, 'o Bar-te-Duc), a chaulé, dans tin double peémo, ceinte Genovièvs, qui loi avait rendu la santé.

Il n'est pas jusqu'à Voltaire qui n'ait célébré les louanges de la patronne de Paris, dans des vers qui sentent leur collégien, comme on en peut juger par les suivants, les moins mauvais de la pièce :

Loin d'une fortune opulente,
Aux trésors que je vous présente
Ma seule ardeur donne du prix;
Et si cette ardeur peut vous plaire,
Agréez que j'ose vous faire
Un hommage de mes écrits.




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